20 avril 2008

Hot Rod : gags décalés en cascade

En DVD : Les pourfendeurs germanopratins du cinéma américain reprochent à Hollywood de produire à la chaîne des films formatés. C'est oublier que les Américains savent aussi pondre des ovnis, y compris au sein de grands studios. Hot Rod en est la parfaite illustration.
Cette comédie loufoque, éditée en DVD par Paramount, a été écrite par une équipe du Saturday Night Live : Akiva Schaffer le réalisateur et les comédiens Andy Samberg et Jorma Taccone. Trois potes qui, nous apprend un bonus du DVD, sont inséparables à l'écran comme à la ville - ils vivent d'ailleurs ensemble à New York. Le bonus nous montre par ailleurs que Taccone aime bien se balader sur les plateaux les couilles à l'air (calmez-vous les pervers, elles sont floutées) mais c'est une autre histoire.
L'histoire : Rod Kimble (Andy Shamberg), un ado attardé (ou un adulescent, au choix), prétend marcher sur les traces de son défunt père, un grand cascadeur. Enfin, c'est ce qu'il croît car il ne l'a jamais connu. Affublé d'une fausse moustache rappelant les bacchantes paternelles, il enfourche sa mob ou son VTT et s'élance sur des tremplins de fortune. Pour finir par s'écraser comme une grosse merde. Mais voici qu'une occasion se présenter d'effectuer La cascade ultime, LE saut de la mort qui lui fera gagner le respect de tous.
Napoléon dynamité ?
Hot Rod, dont le trailer se mate ci-dessous et dans notre playlist Wat, se situe entre le génialissime Napoleon Dynamite (un autre ovni), dont il tente de copier l'ambiance ringarde, les plans un peu plats et longuets, les situations décalées, et une comédie de Will Ferrell (héros bénet et ringard). D'ailleurs, à l'origine, le film avait été écrit pour Will Ferrell, qui s'est tout de même impliqué comme producteur exécutif.
Hot Rod hésite donc entre ces deux inspirations sans vraiment parvenir à les égaler. Pour autant, le film est loin d'être raté mais il plaira aux amateurs de second degré et plus (exemple avec la scène dite "Cool Beans"). Les autres resteront probablement sans voix et sans rire. Personnellement, j'ai eu du mal à ne pas voir les influences précitées mais certaines scènes m'ont bien fait marrer.
Au sein de la distribution, citons les présences inattendues de Sissy Spacek et de Ian McShane (le patron de saloon de Deadwood).
Mon conseil : réservé aux amateurs de comédies décalées.
Anderton



1 commentaire:

Sondre a dit…

Hot Rod, that's hot. Anderton, you know that words conures up soooo many of my most basic fantasies!!!

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