21 janvier 2008

Death sentence: peine perdue pour film capital

En salles: Nicolas Hume mène une vie tranquille entre une merveilleuse famille et un cabinet d'assurance florissant. Un jour, son quotidien bascule : son fiston adoré se fait buter par une bande de tatoués hargneux, dont la violence est le signe évident de l'échec d'une police de proximité incompétente.
Tellement incompétente qu'elle ignore superbement les signes, pourtant astucieusement placés par le réalisateur, de la culpabilité du gang. Qu'à cela ne tienne, Nicolas va se charger de faire justice. Ni une ni deux, il se rend dans le cabanon au fond de son jardin, dégôte un couteau rouillé et va trucider le membre du gang responsable de la mort de son fils.
Malheureusement, ce membre était le frère adoré du chef de meute et celui-çi décide d'éradiquer la famille toute entière de Nicolas. Sa femme et son deuxième fils dans un état critique, voire mortel, Nicolas entre dans une rage folle : il retourne illico dans son cabanon, se rase la tête partiellement, met un cuir, fourbit ses armes et crispe les machoîres. ça va chier...
Subtilités
Death sentence (le trailer est à voir ci-dessous et dans notre playlist WAT), dont on vous avait déjà parlé ici, est une nouvelle adaptation du roman à l'origine de la saga des Death Wish avec Charles Bronson. Cette version n'a rien perdu de la subtilité propre aux films d'auto-défense même si James Wan, réalisateur prometteur de Saw, tente de clarifier le message au cours de quelques séquences lumineuses (ampoulées serait plus approprié) : Nicolas découvrant que la violence engendre la violence, Nicolas et le chef de gang s'entretuant dans une chapelle, Nicolas et le chef de gang agonisant côte à côte dans un grand moment de complicité sanglante (devant un crucifix tout de même: faudrait pas oublier que seul Dieu peut s'arroger le droit de vie ou de mort).
Cette ambiguité travaillée se teinte par ailleurs de la plus grande vraisemblance dans l'enchaînement des situations: l'aveuglement d'une police de toute façon impuissante, la paralysie d'un appareil judiciaire froid et impersonnel, la brutalité d'un gratte-papier exaspéré (et expert en maniement de battes de baseball).
L'engrenage mortel ainsi parfaitement mis à jour, il ne manquait plus qu'une direction d'acteur à la hauteur. James Wan y parvient magistralement: les acteurs (Kevin Bacon en tête) croient tellement à leur personnage qu'ils parviennent à nous faire regretter d'être venus les voir.
Mon conseil : patience, ça passera bientôt sur RTL9.
Sentenza (voilà voilà)


Death Sentence: trailer
Envoyé par cineblogywood dans Cinéma sur wat.tv

4 commentaires:

HArry a dit…

Cher Sentenza, comment as-tu pu te retrouver dasn une salle pour voir ce film ?

Ralph Reiss a dit…

Hum, si j'ai bien compris, tu déconseilles ce film, c'est ça ? :D

BUDOKAN a dit…

Bacon en este film termina siendo una especie de Bruce Willis o mejor dicho Charles Bronson. Saludos!

Ralph a dit…

Le retour de Carpenter... Une bande annonce à ne pas manquer.
http://www.youtube.com/watch?v=FgfKOc_jxCc&eurl=http://cinema.fluctuat.net/blog/28178-carpenter-revient-a-los-angeles.html

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