Dossier

samedi 28 octobre 2017

Thor Ragnarok : épique et fun

 

En salles : Après deux premiers films pas complètement convaincants, la franchise Thor redéboule dans le MCU avec Thor Ragnarok. Et ça roule !


Alors qu'Asgard est sous la coupe d'Hela, la déesse de la mort et sa soeur, Thor se retrouve prisonnier sur une planète dont le tyran organise des combats de gladiateurs. Voilà, en gros, l'histoire.

Ni Hamlet, ni femmelette

Kenneth Branagh, le réalisateur du premier opus, avait apporté de la profondeur à la franchise en lui insufflant des thématiques shakespeariennes. Son successeur, Alan Taylor, avait poursuivi la démarche - mais sans la connaissance de l'oeuvre du barde anglais. En reprenant les rênes de l'épopée d'Asgard, Taika Waiti s'affranchit d'Hamlet sans casser une oeuvre fondatrice du Marvel Cinematic Universe. Il lui apporte de l'humour, de la fantaisie (et de la fantasy) tout en respectant un univers où les combats épiques sont attendus tout autant que Chris Hemsworth torse nu (rassurez-vous, vous y aurez droit dans les deux cas). Les vannes sont très présentes et tombent à pic, comme pas mal de personnage du film d'ailleurs, lancés et projetés de diverses manières.

Si Waititi sait comment créer ce décalage marrant qui apporte de la fraîcheur au film, il sait aussi la mettre en sourdine pour laisser l'action progresser, voire éclater. Oui, les affrontements sont spectaculaires et combleront les fans venus également se repaître d'un délugue de CGI.



A brand new world

Autre réussite, la création de mondes qui nous transportent ailleurs, littéralement. Celui d'Asgard, que l'on retrouve avec plaisir et qui rappelle toujours autant celui de l'oeuvre de Tolkien. On ne peut pas ne pas penser au Seigneur des Anneaux. Pas de plagiat pour autant mais, disons, une sorte de filiation réussie.

A ce monde étincelant de fantasy, en répond un autre, de science-fiction, cette fois-ci. Une planète qui reçoit tous les déchets de l'humanité, vivants ou mécaniques. Des bâtiments aux habitants, en passant par leurs costumes et les vaisseaux spatiaux, tout surprend et emballe le spectateur. On retrouve la même joie qu'avait suscitée la vision des Gardiens de la Galaxie. Avec ce petit look (et sound) so 80's.

Héros et caméos

Bastons monumentales et mondes enchanteurs n'écrasent point les personnages. Thor est toujours aussi courageux et un peu con - Chris Hemsworth l'incarne avec un premier degré bienvenu, sans chercher à le placer sur un piédestal, ni à le ridiculiser. Loki le bad guy évolue : il est toujours le prince de la malice mais les liens avec son frère se sont renforcés. Impeccable Tom Hiddleston qui en un regard passe de l'ironie au désespoir. Cate Blanchett assure dans le rôle de la super-méchante Hela. Implacable et sexy.



Mark Ruffalo campe un Bruce Banner quasi woodyallenien. Avec beaucoup de présence, Idris Elba incarne à nouveau le chevaleresque Heimdall, et Karl Urban le traître Skurge. On accueille avec plaisir Tessa Thompson dans le rôle d'une baroudeuse qui ne s'en laisse pas compter et Jeff Goldblum, qui fait du Jeff Goldblum comme on aime, dans le rôle du Grandmaster. Anthony Hopkins a la possibilité à la fois d'incarner un Odin ridicule puis poignant. La présence du Doctor Strange (Benedict Cumberbatch) donne lieu à une séquence très marrante. Enfin, notons les caméos de Sam Neill, Luke Hemsworth (dans le rôle de son frère !) et surtout, une star hollywoodienne dans un petit rôle hilarant. Taika Waititi et Clancy Brown (le méchant d'Highlander) prêtent leurs voix à des personnages de pierre et de feu. Stan Lee est évidemment dans la place.

Thor Ragnarok est une réussite complète. Il faut bien sûr rester assis jusqu'à la toute fin du générique. Toute, toute fin.

Anderton

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