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dimanche 22 mars 2015

Divergente 2 ne rate pas sa cible


En salles : Après un premier opus bien accueilli, la trilogie Divergente, adaptations de la saga dystopique de Veronica Roth, continue avec Divergente 2 L'Insurrection (Insurgent en V.O.). Réalisé par Robert Schwentke (Flight Plan, Red), le film s’inscrit dans une continuité narrative et esthétique très précise. Divertissant mais sans surprise, pour les amateurs du premier volet désireux de connaître la suite. 


Après une fuite avec son ex-mentor Four, l’héroïne se remet du décès de ses parents et de son ami Will. Janine assoit son pouvoir sur la ville, et la domination des Erudits sur les autres factions croît de jour en jour. Lors d’une fouille chez les Altruistes, elle trouve une boîte scellée, contenant un secret, à n’être révélé qu’en cas de guerre civile. Ironiquement, elle ne peut être ouverte que par un divergent : la chasse commence. 

Rythme et mélo

La surprise du premier volet passée, tant en termes de narration que d’effets spéciaux, L’Insurrection repose essentiellement sur la narration et l’enchaînement de péripéties. Contrairement à de nombreuses sagas, ce deuxième film n’est pas seulement une introduction à l’ultime chapitre. Le rythme ne faiblit pas et la montée en puissance du pouvoir de Janine ressert graduellement le champ des possibles autour des deux personnages principaux, campés par Theo James et Shailene Woodley. 

Mais si les péripéties vont bon train, le sentimentalisme également. On regrette qu’un film à l’univers aussi riche se répande en scénettes amoureuses et pseudo révélations qui n’apportent pas en qualité mais se dispersent en pathos. Divergente 2 perd ainsi en qualité narrative, et adopte une visée très pédagogique. Impossible de perdre le fil, des piqûres de rappel systématiques nous remettent immédiatement dans le droit chemin. Dommage, car l’histoire est suffisamment bien construite pour pouvoir s’en abstenir. Il semble que la cible très adolescente éloigne le film d’un public plus aguerri, et réduise ainsi son audience. 

Du plaisir

Néanmoins, les amateurs du premier opus y trouveront leur compte. On retrouve avec plaisir Shailene Woodley, ayant depuis passé avec succès l’épreuve du feu du cinéma d’auteur américain, dans White Bird (Gregg Araki), ainsi que Miles Teller, remarqué cet hiver avec Whiplash (Damien Chazelle). De plus en plus cruelle, Kate Winslet se durcit sous les traits de Janine, et réussit à camper un personnage intéressant. La petite nouvelle, Naomi Watts, peine à sortir de la masse, mais on devine son importance croissante dans le troisième volet. 

Toujours aussi surprenants, les effets spéciaux animent avec brio quelques séquences de "simulation", très inventives. Le ciel devient terre, des maisons en feu s’envolent, le monde se retourne, à grands fracas. Annonçant très clairement le dernier volet, Divergente 2 L’Insurrection est une suite réussie, qui aurait pu prendre davantage de risques, mais se laisse regarder avec plaisir.  

Anouk



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