dimanche 1 mars 2015

Papa ou Maman : rupture pas conventionnelle


L'équipe de Cineblogywood s'agrandit. Ce sont les choses de la vie. Bienvenue donc à Pierre Delhomeau, qui s'est décidé à Sautet le pas et à rejoindre le côté des salles obscures de la force.

En salles : J’hésite à me lancer. Il s’agit là de mon premier texte sur ce blog de ciné-fils et -filles. Je ne veux décevoir personne… (Surtout pas mon ami Anderton qui m’a fait l’honneur de m’accueillir ici ou là). Papa ou maman ? Est-ce le bon choix pour une première tribune ? L’indécision l'emporte. La même que celle qui m’a habité devant le cinoche. 



Papa ou maman ? Et pourquoi pas Kingsman ? C’est le film dont tout le monde parle. Certes ! Mais un film français, de temps en temps, c’est bien aussi non ? Moi parfois, voire souvent, j’aime bien nos french films. Et puis je dois l’avouer ça fait longtemps que l'alternative me titille, avec sa sacrée bande annonce que j’ai vue, revue et trouvée à chaque fois drôle et cynique à souhait. Les bandes annonces réussies servent parfois d'appât pour poisson qui nage en banc ou sont comme une boîte dans laquelle tout le film se tiendrait serré comme des sardines. On regrette alors carrément d’avoir mordu à l’hameçon. Mais revenons à notre dilemme.

Parce que le sujet est d’époque: le divorce, la garde des enfants, la mobilité professionnelle... Parce qu'il vaut mieux en rire. Parce que Marina Foïs et Laurent Lafitte forment un très beau couple de comédiens. Je me lance donc et vous invite à passer un bon moment en Normandie où nos tourtereaux ont pris du plomb dans l'aile. Leur amour fou est devenu pépère. Il va falloir informer les enfants de la rupture et s’entendre pour la garde partagée. 

Projets qui durent et progénitures

C’est là que tout part en eau de boudin. Ambition professionnelle et infidélité servent de starting blocks à une course effrénée pour – et c’est là tout l’intérêt de cette comédie – ne pas avoir la garde des enfants. Tous les coup sont permis au détriment d'une progéniture moitié bourreau, moitié victime. Et l'on s'amuse beaucoup - presque autant que les deux acteurs qui sont particulièrement justes, comiques et touchants.  

Les seconds rôles sont savoureux, de l’excellent Michel Vuillermoz aux trois enfants interprétés par Anna Lemarchand (honneur à la fille) et ses deux frères d’écran, Achille Potier et Alexandre Desrousseaux. Au final, en dépit des quelques facilités auxquelles cède le scénario, je choisis donc la garde partagée et vous conseille, si vous avez envie de passer, pas un grand, mais un bon moment de cinéma, cette comédie française sans prétention de Martin Bourboulon, qui repoussera d'1h25 votre prochaine décision.

Pierre Delhomeau


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