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mardi 6 septembre 2011

L'Ange du Mal : Romantico Criminale


En salles (le 7 septembre) : Renato Vallanzasca a commencé sa carrière de criminel dès l'âge de 9 ans. A Milan, à la fin des années 50. L'envers de la dolce vita. Et l'enfant paumé est devenu un ado rebelle puis une figure du grand banditisme dans les années 70. 

Belle gueule, grande gueule. Vallenzasca braque les banques avec style, limitant le recours à la violence. Mais il s'est entouré d'une troupe moins respectueuse de la vie humaine. Trop de coke. Les premiers morts - civils et en uniforme - font de Vallenzasca l'ennemi public numéro 1. Lui et sa bande sont recherchés par policiers et carabiniers, les premiers étant bien décidés à ne pas faire de cadeau. Idem pour le parrain milanais, qui n'apprécie pas les manières bordéliques de ces "anges du mal".


Va Fanzasca !

Après Romanzo Criminale, Michele Placido retourne au polar avec L'Ange de la Mort (Vallenzasca). Autant le gang de Romanzo... est le jouet plus ou moins consentant du système politico-mafieux italien, autant Vallenzasca est un rebelle à toute forme d'autorité. Un insoumis. Un homme libre. Une sorte de romantique à mitraillette, qui détrousse les banquiers et les femmes avec le sourire. Un Arsène chaud Lupin qui n'a rien d'un gentleman.

Et Kim Rossi Stuart (Libero, Romanzo Criminale, Questione di Cuore) est parfait dans le rôle. Il amène sex appeal (Vallenzasca recevait des milliers de lettres d'admiratrices en prison), charme, humour, intensité. Humanité aussi. C'est bien simple, il porte le film sur ses épaules. Mises à part quelques scorseseries inutiles et heureusement rares, la mise en scène de Michele Placido est sans esbrouffe, brute, efficace. Complètement adaptée au sujet. Le film est prenant, rythmé, très violent parfois, mais l'action ne prend jamais le pas sur les personnages, et notamment le principal. Ce biopic fait très mal. Et le public est aux anges.

Anderton

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