Dossier

25 juillet 2007

Transformers : une mécanique bien huilée

En salles : De tous les blockbusters qui déferlent dans les cinémas cet été, Transformers, dont voici la bande-annonce, est à mon sens le plus emblématique. C'est tout pour le show ! Et, comme toujours, Michael Bay assume et assure.
Il enchaîne scènes spectaculaires sur morceaux d'anthologie. Les rares moments sans explosion ni crissements de pneus servent à préparer, le plus souvent avec humour, une nouvelle séquence à couper le souffle. Pas de philosophie à asséner, ni de message à délivrer : Michael est là pour en mettre plein la vue et les oreilles. Mission parfaitement remplie au bout de 2h25.
Je ne sais plus quel critique américain disait (comme beaucoup d'autres, j'imagine) que dans ce film, tout est prétexte à transformer des véhicules rutilants en robots géants. Traduction : y a pas d'histoire. C'est vrai. Et je suis le premier à regretter les films d'action sans queue ni tête. Mais là, cela ne gâche en rien le plaisir. Et puis, le spectateur qui paie sa place pour voir une Camarro devenir un extra-terrestre mécanique, franchement, il n'attend pas un scénario de Paul Haggis.
Derrières les machines, les hommes
Le spectacle est total. C'est grandiose, hénaurme même, mais toujours réussi. Bon, le défaut de Bay, c'est parfois d'en faire un peu trop et au bouquet final d'explosions, de cascades et d'immeubles en ruines, on frôle l'indigestion, le trop-plein, le déjà vu. Mais on frôle seulement. Mike a le bon goût de s'arrêter à temps.
Et puis, à côté de cette débauche d'effets spéciaux, on côtoie une belle brochette d'acteurs. Shia LaBeouf crève l'écran. Ce mec est parti fort (Transformers, Indiana Jones...) mais son succès est amplement mérité. Dans le rôle de l'anti-bimbo, Megan Fox remporte la timbale : faut la voir soulever le capot d'une bagnole pour y diagnostiquer la panne. J'en connais dans les garages qui vont jeter leurs vieux calendriers crasseux d'Union pour les remplacer par des affiches de la belle brune. Franchement, je n'y connais rien en caisses mais avec une meuf pareille pour mécano, je suis prêt à m'abonner à Tuning Hebdo !
Mention spéciale à une tripotée de seconds rôles, tels John Turturro, l'immense John Turturro, qui prend son pied à se ridiculiser en "salopard-du-gouvernement-au-bon-fond" ou Bernie Mac, hilarant en revendeur de bagnoles.
Fun, c'est du Bay !
Car ce qui est aussi sympa dans ce film, c'est que l'on se marre. Souvent. Michael Bay ne se prend pas au sérieux. Il se moque même de lui, lorsqu'un ado déclare après une chute de "météorite" que c'est encore plus fort qu'Armaggedon.
Je n'ai pas toujours apprécié les films de Michael Bay (vas-y Marcel, dis-nous pourquoi ce type est un génie) mais là, il m'a transformé en fan.
Anderton
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