jeudi 19 février 2015

Bis : mon retour dans les 80’s


Chez Cineblogywood, on a le goût des autres. C'est donc avec plaisir qu'on accueille un nouveau rédacteur, Jean-Jacques Castella. Vous n'avez rien contre le port de la moustache, j'espère.
 
En salles : Avec son stage de troisième, c’est l’occasion rêvée de passer quelques soirées sur Paris avec mon fils. Après l’indispensable MacDo, nous décidons d’aller au cinéma. Le galopin s’enthousiasme : "Allons voir Bis, tu sais avec le directeur de la poste, et Léandri". Mouais, bof, le coup du retour dans le passé à l’âge du passage du bac, quand on a la quarantaine sonnée... Mais dans le fond, pourquoi pas. Le film est réalisé par Dominique Farrugia. J’ai aussi passé le bac à cette époque. Et puis, il verra comment j’étais fringué. On s’assied, noir dans la salle, séquence EuropaCorp et ça commence.
 
Deux potes de toujours. L’un, gynéco de renom blasé, ayant par un jeu d’éprouvettes peuplé les salles d’accouchement et la planète, et l’autre, heureux et malhonnête propriétaire d’un restaurant de sushis s’apprêtant à fuir la France pour cause d’impôt impayés, se retrouvent à la campagne pour le week-end. La soirée se termine par une cuite mémorable et les voilà renvoyés en 1986, la veille de leurs résultats du bachot. Point de machine à remonter le temps, point "d’enchanteur de papa", mais l’escalier de la cave qui cède sous le poids des ans et des deux ivrognes. L’un et l’autre y voient une opportunité de changer ce qui ne va pas dans leur vie.
 
Main jaune et suspensions hydrauliques

Et là, c’est parti. Une succession de gags plus ou moins réussis, jouant tous ou presque sur le décalage 1986-2014. Bah oui, le téléphone avait un fil, le minitel régnait en maître sur le monde 2.0 de l’époque, la France perdait en demi-finale face à l’Allemagne, et on faisait du patin à roulette à la Main Jaune au beau milieu de l’après-midi. Je passe sur la scène d’authentique ravissement, où contact mis, la Citroën de papa se soulève sous l’action de ses suspensions hydrauliques.

Enfin, deux acteurs, Kad Merad et Franck Dubosc qui font ce qu’ils peuvent dans la veine qu’on leur connait, mais qui dissimulent mal leur ennui. Dieu merci, une querelle née d’une jalousie (cherchez la femme) ramène les deux compères dans l’escalier. Patatras, et les voilà rentrés. Et nous avec, gratifiés au passage d’une morale de l’histoire, si, si : "La vie est un brouillon qu’on ne peut pas remettre au propre". A méditer.

Quand même, quand je pense que je me fringuais comme ça.

Jean-Jacques Castella


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