jeudi 19 février 2015

Samba les couilles


En DVD et Blu-ray : Je souhaiterais tout d’abord que vous me pardonniez le titre de cette chronique qui heureusement ne préjuge pas de ma critique mais, et de façon très paradoxale je vous l’accorde, la justifie presque à lui seul. Un peu comme un film d’Uwe Boll ou un livre de Gérard de Villiers.



Samba sort en vidéo et il est impossible d’en parler sans évoquer le précédent film du duo sonnant et trébuchant, Toledano-Nakache (ou Nakache-Toledano pour les bobos qui ne font rien comme les autres ou les puristes de l’ordre alphabétique). Le même ancrage dans une réalité sociale légèrement fantasmée, la même volonté de transcender cette réalité par la comédie, la même écriture ciselée, efficace et parfois anecdotique dans la recherche permanente du bon mot. 

Ajoutez à cela un acteur principal identique (Omar Sy) dans une partition pas très éloignée, une bande son écrite avec les mêmes accords et des quais de Seine la nuit, vous aurez alors tous les ingrédients pour que la comparaison avec Intouchables s’impose.


Pourtant, Samba sort en vidéo et il m’est impossible d’en parler sans évoquer le précédent film du réalisateur danois damné damnant, Lars Von Trier. A la minute où j’ai vu Charlotte Gainsbourg dans son imper trop grand, l’air éreinté et la moue fataliste, j’ai pensé à Joe dans Nymphomaniac. Et ce, même si la vie sexuelle du personnage qu’elle incarne se caractérise plutôt par son absence (pas de début d’abus, comme elle le dit elle-même). Loin d’être aux fraises, Charlotte amène ainsi dans un film bien intentionné et grand public, son aura mystique d’actrice habitée et viscérale. Seuls ses yeux mouillants, et c’est largement suffisant, permettent au film d’éviter l’écueil de la redite appliquée et décevante.

Bref, Samba sort en vidéo et il serait vraiment dommage que vous passiez à côté. Surtout si vous ne l'avez pas encore vu.

Sentenza  
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