31 mai 2007

Le butin des Pirates : 404 millions de dollars

En salles : 404 millions de dollars en six jours. Tel est le butin amassé par les Pirates des Caraïbes 3 à travers le globe.
Voici donc un autre record jusque là détenu par Spider-Man 3 qui tombe : Spidey n'avait accroché à sa toile "que" 382 millions de dollars dans le même temps, assure Disney.
Pour autant, pas de quoi tirer des coups de canon. Sur la période de référence allant du vendredi au dimanche, la 3e aventure de Jack Sparrow a récolté 115 millions de dollars, derrière Spider-Man 3 (151,1 millions), Pirates des Caraïbes 2 (135,6 millions) et Shrek le Troisième (121,6 millions). Reste que la saison des blockbusters est bien partie. Les studios peuvent se frotter les mains.
La France "piratée"
En France, le galion de Jack Sparrow a pris la tête du box-office, en attirant 2,7 millions de spectateurs lors de sa première semaine d'exploitation. Du coup, Spidey passe pour la première fois à la seconde place : 5.879.072 de fans sont déjà allés le voir se castagner avec Venom et se mettre minable avec les filles. Sur la 3e marche du podium, Zodiac, qui cumule 733.417 spectateurs en deux semaines.
Anderton

30 mai 2007

Tous les scaphandres ont des hublots

En salles: Tout le monde connaît Jean-Dominique Bauby.
Et si vous ne connaissez pas son nom, vous connaissez au moins son histoire : l’histoire d’un homme entièrement paralysé qui parvint à écrire un livre à la force d’une paupière, celle de son œil gauche (un clignement pour oui, deux pour non).
Son livre raconte sa vie, son accident, son combat…Et l’extraordinaire pouvoir de l’esprit face à l’affaiblissement de la chair. C’est ce livre, Le Scaphandre et le Papillon, que Julian Schnabel (déjà auteur de Basquiat et d'Avant la nuit) a décidé d’adapter au cinéma.
Le pari était risqué : comment mettre en scène un pareil scénario sans sombrer dans la facilité, le pathétique, l’usine à kleenex ? La réponse de Schnabel est confondante de simplicité : en refusant le statut de victime au héros alité.
Bien sur l’écueil du pathos n’est pas toujours évité (les regards embués des plus belles femmes ou les pleurs d’un vieillard handicapé ne peuvent laisser insensibles) mais l’essentiel est sauf : on ne pleure pas parce que Bauby est paralysé, on rit parce que c’est un grand homme. Pas de commisération, de lamentation, d’empathie malsaine mais bien plutôt de l’admiration pour l’Homme, pour celui qui a su user de son imagination pour s’évader de sa condition. Ce film témoigne de l’humanité qu’il y avait en Bauby, qu'il y a en chacun de nous.
Cannes 2007...
Les parti pris de Schnabel sont justifiés de bout en bout : la caméra subjective (le spectateur est dans la tête de Bauby. Tout le monde n’a pas son sens l’autodérision mais ça fait du bien de le penser), le refus de l’apitoiement, la réalité des fantasmes du héros et le choix des acteurs, Amalric en tête (une voix-off pleine de retenue, explicite). Toute la distribution est au service d’une belle histoire: ça vaut une palme, celle de la mise en scène.
Mon conseil: si vous ne le voyez que d'un oeil, vous en raterez la moitié.
Sentenza (Palm Irina)

29 mai 2007

Pirates des Caraïbes : grand public, beau spectacle !

En salles : Le troisième épisode de Pirates des Caraïbes promet d’emmener ses spectateurs Jusqu’au bout du monde. Tout un programme. Donc, pour résumer, dans ces nouvelles péripéties flibustières, il y a de l’action, beaucoup d’action, des aventures et des effets spéciaux étonnants, de l’amour un brin gnangnan, des trahisons odieuses et des méchants repoussants, des beaux mecs trop mignons (Oui… Johnny. Trop…) et plein de coups de canon. Le tout, concentré en 2h47, ça donne du très grand spectacle, du genre qui vous en met plein les yeux et les oreilles, sans voir passer le temps.
Précision : comme je n’aime pas faire les choses comme tout le monde, je décide de voir ce troisième épisode sans avoir vu le 2 (Le secret du coffre maudit), mais avec en mémoire quelques très bons souvenirs de La malédiction du Black Pearl, qui amorçait les aventures de toute la bande. Du coup, entre les histoires dudit coffre maudit, de l’antre de Davy Jones, l’apparition de Barbossa et la disparition de Jack Sparrow, je galère un peu. Mais c’est pas grave, parce que c'est toujours Gore Verbinski qui est aux commandes et très vite, me voilà emportée par la foule boucanière, scotchée par tant de décors déments et d’effets visuels miraculeux.
Im-pres-sion-nant !
Oui, visuellement, c’est bourré de talents. Des plongées sur la mer caraïbienne, en passant par les ralentis dans les batailles sur-rythmées entre corsaires, couteaux entre les dents. Mention spéciale à une entrée en matière brillante : la scène n’est pas drôle mais très forte et donne un ton inhabituel, grave et "historique" au film, qui nous rappelle quand même qu’il fut un temps où les pirates existaient vraiment.
Le casting ? Impressionnant. A noter l’apparition attendue et rock’n’roll de Keith Richards qui porte la panoplie du corsaire comme un gant. Par ailleurs, Messieurs, je pense sans trop me tromper que vous trouverez Keira Knightley trop mignonne, limite trop "b----" (cherchez la rime). Quant à moi, qui suis une fille, j’ai trouvé qu’Orlando Bloom n’arrivait pas au petit doigt de Johnny Depp. Trop lisse, le petit mec, pas assez d’envergure et donc tout petit à côté d’un grand géant. Car Johnny est épatant : il campe définitivement un Jack Sparrow déjanté, des pieds à la tête, de la démarche théâtrale au bout de ses cheveux dreadlockés. C’est simple, même avec les yeux tout maquillés, on en mangerait…
Certes, Pirate des Caraïbes 3 pèche parfois par certains défauts, quand il prend des allures de joyeux bordel ou de grand n’importe quoi. Mais il reste un vrai bon film de genre, grand public, pour les petits et aussi pour les grands. C’est fun, c’est bath, c’est cool, et tout un tas d’autres adjectifs enthousiasmants. Il ne nous balade peut-être pas jusqu’au bout du monde, mais assez loin pour passer un vrai bon moment.

Black Mamba

Kassdédi spéciale à La Fée C. : Jack Sparrow : 1 – Spiderman : 0. Finalement, on s’en tape de Spidy non ?!? Viens, on va voir Black Snake Moan…


28 mai 2007

Le bébé pirate de Jack Sparrow et d'Elizabeth Swann

Sur le web : Au bout de trois aventures et de relations tendues au sein du trio, il fallait bien que cela arrive. Finalement, Elizabeth Swann (Keira Knightley) a préféré Jack Sparrow (Johnny Depp). Et voici le rejeton de leurs amours...
Mouais, d'accord avec vous, il n'a hérité que des défauts physiques de ses parents. Allez, tout ça, c'était histoire de vous présenter un gadget sympa mis en ligne pour la sortie du film Knocked Up. Cette comédie romantique, dont le titre pourrait être traduit par En Cloque, est signée Judd Apatow (non, ce n'est pas une contrepètrie), qui nous avait déjà servi le jouissif 40 Ans et Toujours Puceau avec le génial Steve Carell (bientôt à l'affiche d'Evan Tout Puissant).
Cette fois-ci, il s'intéresse à un couple improbable : une jolie blonde (Katherine Heigl) et un gros branleur (Seth Rogen). Ils se rencontrent en boîte par hasard, se biturent, couchent ensemble et retournent chacun à leur vie. Huit semaines plus tard, la Miss est enceinte. Evidemment, tout les oppose. On s'attend à un déluge de bons sentiments mais y aura aussi une bonne dose de mauvais esprit. Bref, un bon plan DVD.
Revenons au gadget : le babymaker permet de créer un nourrisson à partir de deux photos de votre choix. C'est ici que ça se passe. Enjoy !
Anderton

27 mai 2007

The Clones Wars : la bande-annonce

Sur le web : Depuis plusieurs jours, le site officiel de Star Wars annonçait une surprise pour ce dimanche. Il s'agissait en fait de la bande-annonce de la série d'animation 3-D The Clone Wars. Elle sera diffusée sur Cartoon Networks. On vous en parlait ici et .
Sinon, la méga-teuf d'anniversaire organisée à Los Angeles pour célébrer les 30 ans de la saga touche à sa fin. Un blog rend compte avec moultes photos et vidéos de toutes les animations, expositions et manifestations qui s'y sont déroulées. Il y a notamment une vidéo baptisée "le paradis du fan", qui ravira tous les nerds qui, comme Ross dans Friends et moi, ont fantasmé sur la princesse Léïa en bikini dans Le Retour du Jedi. Enjoy !
Anderton

Palme d'Or : Mingiu repart les Roumains pleines

Le réalisateur roumain Cristian Mingiu a reçu la Palme d'Or du 60e Festival de Cannes pour son film 4 mois, 3 semaines et 2 jours. L'histoire d'une femme qui souhaite avorter alors que le régime communiste de la Roumanie d'alors l'interdit. Le jury a ainsi récompensé une oeuvre qui figurait sur la liste des favoris de nombreux critiques.
-Prix du jury ex-aequo : Persépolis de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud et Lumière silencieuse de Carlos Reygadas
- Prix du scénario : Fatih Akin pour De l'autre côté
- Prix spécial du 60e anniversaire : Paranoid Park de Gus Van Sant. Une surprise car de nombreux critiques avaient été déçus ce film et, d'une manière générale, par ceux des habitués de Cannes (Tarantino, Kusturica, Wong Kar-Wai). Exception : les frères Coen dont No Country For Old Men était considéré comme une Palme d'Or potentielle.
- Prix de la mise en scène : Julian Schnabel pour Le Scaphandre et le Papillon
- Grand Prix : La Forêt de Mogari de Naomi Kawase
- Prix d'interprétation masculine : Konstantin Lavronenko (Le Banissement de Andreï Zvyagintsev)
- Prix d'interprétation féminine : Jeon Do-yeon (Secret Sunshine de Lee Chang-dong)


Anderton

26 mai 2007

Pirates des Caraïbes 3 : de l'or en barre pour Disney

En salles : Chez Disney, on doit chanter et ripailler sous une pluie de doublons !
Pour ses deux premiers jours d'exploitation dans 39 pays, Pirates des Caraïbes 3 a engrangé 58 millions de dollars.
Un très joli score qui laisse espérer un week-end sonnant et trébuchant. D'autant que la trosième aventure de Captain Jack Sparrow sera projetée dans 102 pays.
"Nous sommes excités au-delà de toute attente avec ces premiers retours spectaculaires, a déclaré Mark Zoradi, responsable du Marketing et de la distribution aux Studios Walt Disney. Et nous nous attendons à ce que ces excitation et demandes incroyables se poursuivent tout au long du week-end et de l'été."
Faut dire que la major à la souris avait mis le paquet, sortant le film dans 4362 cinémas (dont 1068 numériques), battant l'un des nombreux records établis par Spider-Man 3.
En France, Pirates des Caraïbes : jusqu’au bout du monde est sorti sur 783 sites (et non copies), précise Le Film français. Résultats : 426.256 entrées au 1er jour, ce qui le place à la 3e place des meilleurs démarrages de l’année.
Et l'histoire, bordel !
Force est de constater que cet été des blockbusters sera aussi celui des gains faramineux. Les craintes exprimées quant à l'inflation des budgets (lire ici et ) sont quasiment oubliées. Spider-Man 3 a rapporté à ce jour 289,5 millions de dollars et Shrek le Troisième, 150,3 millions en sept jours, établissant un démarrage record pour un film d'animation.
Seule ombre au tableau : ces trois films n'ont pas complètement convaincu. Critiques et spectateurs ont tous plus ou moins exprimé leur déception. Certes, les effets spéciaux et les scènes d'action ont emballé mais elles ont souvent caché des histoires bien faiblardes. Mais pour les majors, pas sûr que cela soit très important...
Anderton

25 mai 2007

Clooney fait le pitre et Scorsese donne une leçon

Cannes presque J-2. Alors que les rumeurs vont grand train sur les "palmedorisables", le Palais des Festivals a vibré avec la venue des stars d'Ocean's 13.
A l'exception notable d'Al Pacino, ils presque tous fait le voyage sur la French Riviera : George Clooney, Brad Pitt, Matt Damon, Don Cheadle, Andy Garcia, Elliott Gould, aux côtés de Steven Soderbergh, déjà vainqueur du prestigieux trophée. Les voici donc souriants, hilares, classe, cool, à l'image de leur film.
A peu près au même moment, Martin Scorsese (qui a aussi obtenu la récompense suprême pour Taxi Driver) a donné une "leçon de cinéma" devant près de mille personnes, parmi lesquelles Quentin Tarantino. Le grand Marty a expliqué que sa passion pour le 7e art est née à cause de l'asthme sévère qui l'a empêché de faire des activités physiques. Ses parents l'emmenaient donc au cinéma. Il a ainsi dévoré quantités de films dont Règlements de compte de Fritz Lang, A l'Est d'Eden d'Elia Kazan ou Citizen Kane d'Orson Welles. Dès lors, il a ressenti le besoin de devenir à son tour cinéaste pour refaire ces films exactement comme ils avaient été tournés.
Obsession
C'en est devenue une idée fixe, a-t-il expliqué, dans laquelle il s'est plongé corps et âmes. "Il faut être fou pour faire des films, c'est une obsession dangereuse !", a-t-il même affirmé, laissant entendre qu'il y a sacrifié sa vie personnelle et familiale. Il a aussi rendu hommage à ses parents, souvent vus dans ses films (Les Affranchis, Casino...) (*). "Finalement, mon lien avec le cinéma et les films passe par mon rapport émotionnel à mes parents, je pense : comme je n'arrivais pas à leur dire ce que je ressentais, je vivais mes sentiments envers eux à travers les films qu'ils m'emmenaient voir", a-t-il déclaré. Et d'ajouter : "C'est ce lien émotionnel qui m'a fait continuer à tourner des films".
Le glamour des stars et la passion du cinéphile, c'est pour ça que Cannes est le plus beau festival du monde.
Anderton
(*) A propos de Catherine Scorsese, j'ai trouvé sur YouTube un extrait d'un show TV datant de 1991 où la maman de Marty apprend à David Letterman à faire une pizza, avec Bill Murray en guest star. C'est ici que ça se passe et c'est génial.

24 mai 2007

Dix-sept heures de Star Wars !

Buzz : Passer 17 heures d’affilée dans une salle de cinéma, c’est possible ! Demandez aux fanatiques de Star Wars ce qu’ils en pensent, ils vous répondront : "Quand on aime, on ne compte pas".
Le premier épisode est sorti le 25 mai 1977 – a long, long time ago… – le début de la saga culte fête donc, cette année, ses 30 ans (moi, je n’étais pas née, mais ça n’en rajeunit pas certains…). A cette occasion, plusieurs milliers de fans ont assisté, le 23 mai, à la projection successive des six films de la série à Los Angeles. Début des hostilités, 9h du matin, avec la projection de l’Episode I : la menace fantôme. S’en sont donc suivis les cinq autres épisodes que les spectateurs ont avalé à la chaîne, pendant dix-sept heures et ce jusqu’à 2h du matin !
Une suite, il y aura ?
Saluons la longévité de Mister George Lucas, qui, même après 20 milliards de dollars de bénéfices sait encore très bien exploiter son filon. A tel point qu’il s’est encore, très récemment, fait un plaisir de balancer quelques rumeurs sur une suite éventuelle à sa saga. Alors qu’il travaillait sur une série télé actuellement en pré-production, le réalisateur aurait finalement évoqué la possibilité de la remplacer par deux nouveaux films de deux heures sur la genèse de la famille Skywalker. En 2004, Lucas avait pourtant affirmé, lors d’une conférence de presse, que la saga s’arrêterait là. Info ou intox ? Attendre, nous n’avons plus qu’à.
Black Mamba

"Cela n'en rajeunit pas certains"... Dois-je me sentir visé, chère Black Mamba ? Car moi, mon premier coup de vieux, je l'ai eu en 1987 quand j'ai réalisé que j'avais vu Star Wars (à l'époque, on disait encore La Guerre des Etoiles) il y a dix ans !
Ces jeunes, ça ne respecte plus rien, mais bon, passons. Je profite de l'occas' pour ajouter quelques liens : CNN consacre un diaporama commémoratif à la saga ; la BBC célèbre les 30 ans en 30 infos, avec en prime, un témoignage d'Anthony Daniels, l'interprète de C3-PO. Evidemment, tout un tas de festivités se déroulent aux States, notamment à L.A. Parmi les idées sympas, le Darth Vader Project : divers artistes (dont Marc Ecko) ont relooké le casque du papa de Luke. Et ils se sont lâchés !
Sinon, je rappelle qu'une parodie de Star Wars sera diffusée en juin sur Cartoon Network USA, George Lucas et Mark Hamill ont même accepté de participé à cette vaste blague. J'en avais parlé ici. Allez, j'y vais, faut que j'aille surfer sur quelques Sith (Et maître Capello rajoute 100 francs dans le nourrain pour ce jeu de mot digne de Vermot).
Anderton

23 mai 2007

Jesus Camp… Oh my God !

En salles : Shining, Psychose, L’Exorciste, il y a des films comme ça qui vous glacent le sang… Et ça devient vraiment flippant quand il s’agit d’un documentaire et pas d’une fiction. Jesus Camp, de Heidi Ewing et Rachel Grady, fait partie du genre. Au programme : plongée dans un camp évangéliste encadré par Becky Fisher, femme pasteur pentecôtiste. Son créneau à Becky, ce sont les enfants. Les gamins, les marmots, les petites têtes blondes qui ne connaissent pas grand-chose du monde et qui croient forcément tout ce que disent les grands. Du coup, quand on les menace d’être damnés pour avoir lu Harry Potter parce la sorcellerie c’est le démon ; ou quand on leur met en main de faux embryons pour leur faire comprendre que l’avortement, c’est moche, ils tremblent. Ils tremblent, ils se repentent, ils se prosternent, ils crient les yeux levés vers le ciel et ils pleurent souvent. Certains d’entre eux n’ont même pas cinq ans.
Comme des soldats
Et si on appelait ça par son véritable nom ? Une méthode efficace de lavage de cerveau. Ces gamins ont la malchance d’être tombés au milieu d’illuminés qui, au lieu de les envoyer en classe de mer, décident d’aller les faire gentiment embrigader. Ce qui donne des frissons, ce n’est pas simplement de les voir pleurer. C’est de constater qu’ils gobent tout ce qu’on leur raconte et qu’ils en deviennent persuadés. Donc ils prêchent et font fièrement les prosélytes dans la rue, à l’école ou au bowling. Obéissants comme une petite armée de nouveaux convertis. Convaincus comme des soldats prêts à mourir pour la mère patrie.
Tiens, parlons-en de la mère patrie. Elle est loin d’être invisible dans le film. En dehors du George Bush en carton qui trône dans la salle, il y a les drapeaux et les prières que les enfants sont invités à faire afin que le Juge Alito – conservateur, contre l’avortement et… évangéliste lui aussi – puisse être élu à la Cour suprême. Oui, ça fait bien flipper. Parce que ces enfants là, ceux du XXIème siècle, semblent sur le point de passer à côté d’une des clauses spécifiques de leur Constitution. L’Etat ne doit pas favoriser une religion au profit d’une autre, ça ne date pas d’hier et c’est écrit noir sur blanc.
Le film est tel qu’il est, avec ses parti-pris évidents, mais assez subtil pour ne pas tomber dans la propagande. On en ressort très inquiet et très troublé parce que les victimes manipulées qui ne comprennent rien à ce qui leur arrivent, ce sont les enfants. Franchement, parfois, faudrait vraiment pas écouter les grands.

Black-mamba
Spéciale kassdédi à Matt - La Fée C.* : Ok, c'était trop bien mais à cause de toi, j'ai même pas vu Spiderman... Mec, tu vas me le payer...

Homer Simpson, nu, a la streak !

Sur le web : En cette soirée de finale de Ligue des Champions, cette vue de "streaker" s'impose. Les streakers, ce sont ces types, et malheureusement moins souvent ces filles, qui interrompent les matchs de foot ou de rugby en courant à poil sur le terrain.
D'où le jeu de mot de Variety, le streak faisant référence aussi bien à la course nue d'Homer Simpson qu'à la poursuite de la série The Simpsons, à la durée phénoménale. La nudité du papa est aussi un clin d'oeil à celle du fiston dans le film éponyme. La preuve dans la bande-annonce. Enjoy !
Anderton

22 mai 2007

Grindhouse : It's blood, son of a bitch !

Sur le web : Grindhouse, le fameux dyptique dégoulinant que tout le monde attend, sera présenté en deux parties dans les pays non-anglophones. Ainsi l'ont voulu les frères Weinstein producteurs.
C'est d'autant plus dommage que lors des projections américaines, le film de Tarantino (Death Proof/Boulevard de la Mort) et celui de Rodriguez (Planet Terror) étaient séparés par de vraies bandes annonces de faux films qui ne seront vraisemblablement jamais réalisés par les meilleurs réalisateurs gore. Aurons-nous le droit de découvrir ces petites merveilles ensanglantées ?
Rien n'est moins sûr : il faudra donc que le trailer Werewolf women of the SS de Rob Zombie (avec Nicolas Cage !!!) disparaisse pour toujours ? Que nous tirions un trait sur les deux minutes du film inexistant Don't d'Edgar Wright ? Difficile de se résoudre à pareil sacrifice. Heureusement que deux de ces trailers bénéficieront peut-être d'une version longue distribuée en DVD : Machette de Rodriguez (avec Danny Trejo) et Hobo with a Shotgun de Jason Eisener.
En attendant ces éventuels heureux événements, je vous laisse découvrir le dernier de ces courts réalisés par Eli Roth (Hostel) : Thanksgiving. C'est jouissif !!!
Sentenza (T'entends ça ?)

21 mai 2007

La gueulante cannoise de Polanski

Artistes : Que serait Cannes sans une bonne vieille polémique ? Lors de la conf de presse présentant dimanche Chacun Son Cinéma, le film anniversaire, réalisé par une brochette de cinéastes (Wim Wenders, Wong Kar-Wai, Lars Von Trier, les frères Coen, David Cronenberg, Atom Egoyan, Jane Campion, Alejandro Gonzalez Inarritu, Nanni Moretti...), Roman Polanski a poussé une gueulante contre les journalistes qu'il a accusés de passer trop de temps derrière leurs ordinateurs au lieu de faire leur boulot de critiques. Et là dessus, il s'est barré pour aller manger ! La vidéo est ici.
Et que serait Cannes sans ses stars glamour ? Brad Pitt et Angelina Jolie sont venus lundi montrer leurs minois (j'ai pas écrit minou, calmez-vous, les gars). Et les photos sont là.
Anderton

La voix de Dark Vador s'est éteinte

Artistes : Georges Aminel est mort à l'âge de 84 ans(*). Sa grosse voix, grave et profonde, était reconnaissable entre toutes. C'était celle de Grosminet, d'Orson Welles et de Yul Brynner, entre beaucoup d'autres.
Et bien sûr, de Dark Vador dans L'Empire Contre-Attaque et Le Retour du Jedi. Puis, grâce à l'insistance des fans français, Georges Aminel, qui avait arrêté depuis longtemps de faire du doublage, avait accepté de dire les quelques lignes de Dark Vador dans La Revanche des Sith.
Métis chez Molière
Comme souvent chez les "doubleurs", Georges Aminel n'était qu'une voix pour le grand public mais c'était avant tout un comédien. Il a même été engagé par la Comédie-Française en 1967 : c'était alors la première fois que la Maison de Molière accueillait dans ses rangs une personne de couleur. Car Georges Aminel (né Jacques Maline) était métis, né de père martiniquais.
Il ne restera pas plus de cinq ans à la Comédie-Française, déçu des critiques à son égard et des rôles auxquels on le confinait. "Je suis trop blanc, trop noir, le cheveu trop crépu ou pas assez. Bref, des amis qui me veulent du bien me demandent pourquoi je ne joue pas Othello mais jamais pourquoi je n'interprète pas Macbeth. C'est bien simple, j'ai passé mon temps à me barbouiller et à prendre un accent", a-t-il déclaré au Figaro en 1979.
Minorités (in)visibles
L'histoire trop souvent répétée des "minorités visibles" que le théâtre et le cinéma français se contentent de garder invisibles. Et ça n'a pas beaucoup changé. Test : citez un acteur noir français. Faut chercher, hein ? Quant aux bons comédiens africains, ils doivent traverser l'Atlantique pour trouver des rôles à la mesure de leur talent. Djimon Hounsou (Gladiator, Amistad...) n'aurait jamais eu une telle carrière s'il était resté en France. La preuve, le seul film récent qu'il a tourné à Paris, c'était... Le Boulet. Pour un second rôle. Alors que son nom côtoie celui de Leonardo DiCaprio à l'affiche de Blood Diamond.
Presque pareil pour Isaac de Bankolé : malgré son César et quelques beaux rôles (Black Mic-Mac, S'En Fout La Mort), il avait tendance à rester abonné aux rôles de grand Black rieur. Parti aux States, il tourne avec Jarmusch (Ghost Dog), Lars Von Trier (Manderlay), Michael Mann (Miami Vice) ; castagne Daniel Craig/James Bond (Casino Royale). Bonne nouvelle : il apparaît au générique du Scaphandre et du Papillon, un film français en compét à Cannes.
Revenons à Georges Aminel : une cérémonie à sa mémoire aura lieu mercredi à 15h20 au crématorium du cimetière parisien du Père-Lachaise.
Anderton
(*) Et non 87 ans, comme je l'avais écrit par erreur. Merci à Christine, la fille de Georges Aminel, de nous avoir apporté cette précision et laissé ce gentil message (voir les commentaires ci-dessous).

20 mai 2007

Rambo 4 : une bande-annonce très gore

En prod - Sur le web : Stallone a réussi son come-back avec un Rocky chais p'us combien qui a séduit public et critique. Il persiste et signe avec un nouveau Rambo.
Le vétéran du Vietnam, après avoir trucidé quelques salopards de Soviet (Rambo 3), retourne à ses premières amours : le vilain niakoué. Mais cette fois-ci, c'est en ex-Birmanie, aujourd'hui Myanmar, que John Rambo vient déchaîner l'apocalypse. Et de quelle façon ! La bande-annonce montre des images sanglantes, très gore.
En même temps, c'est pour la bonne cause et puis le Myanmar est sous la coupe d'une junte militaire fâchée avec les droits de l'homme. En prime, on a le droit au fameux "Beuh" (équivalent d'"Adrienne" chez Rocky) qui a rendu Rambo célèbre mais l'a privé d'une entrée à l'Académie française. Dupontel l'a très bien fait d'ailleurs. Allez, on se mate son sketch génialissime. C'est ici. On se moque mais Rocky 1 (écrit par Stallone) a reçu l'Oscar du meilleur scénar et Rambo 1 est génial, à des galaxies des délires du 2 (voici le trailer d'un fan) et du 3.
Anderton

DiCaprio à Cannes : marches vertes sur tapis rouge

On connaissait la fibre écolo de Leonardo. Son soutien sans faille pour l'action d'Al Gore.
Et bien l'admiration s'est transformée en inspiration et l'acteur a décidé de se lancer à son tour dans un film de prise de conscience écologique, The 11th Hour, dont il est coproducteur, coscénariste et narrateur.
Leila Connors Petersen et Nadia Connors (à ses côtés sur la photo) en sont les réalistarices. La sortie américaine est prévue pour l'automne 2007. En voici un extrait.
Comme Une Vérité qui Dérange, le film a été présenté hors compét à Cannes. "J'essaie de vivre d'une manière respectueuse de l'environnement", a expliqué DiCaprio, évoquant l'installation de panneaux solaires sur sa maison, l'utilisation d'une voiture hybride et dans tous ses actes au quotidien.
L'Atlantique en train
Les journalistes étant mesquins (c'est bien connu), il y en a un qui lui a demandé comment il était venu à Cannes. Ce qui a énervé le comédien : "Oui, j'ai traversé l'Atlantique en train", a-t-il ironisé avant de préciser qu'il avait pris un vol commercial.
"Il ne faut pas tirer sur le messager, si vous voulez attaquer quelqu'un sur sa façon de vivre, parlons des sociétés pétrolières à travers le monde", a encore pointé Leo, qui décidément l'a eu mauvaise. Il en a profité pour rendre hommage à Al Gore et à l'impact d'Une Vérité qui Dérange avant de lancer quelques scuds sur Bush qui a "très peu fait pour l'environnement". Le président américain devrait s'en prendre à nouveau quelques uns dans les dents avec la présentation cannoise de Sicko, le dernier brûlot de Michael Moore.
Anderton
PS : Parmi les liens sympas sur Cannes, j'ai omis de mentionner le diaporama quotidien du Figaro Madame. C'est people et glamour mais c'est aussi ça, Cannes.

19 mai 2007

Transformers : la nouvelle bande-annonce

En prod - Sur le web : Une nouvelle bande-annonce des Transformers est dispo en exclusivité sur Yahoo Movies. Voici un raccourci.

Michael Bay annonce de l'action à couper le souffle. On veut bien le croire sur parole. Rendez-vous cet été pour savoir si le bonhomme sait tenir ses promesses.

Anderton

18 mai 2007

Bruce Willis invité-surprise d'un forum

Sur le web : A quelques semaines de la sortie de Live Free or Die Hard aka Die Hard 4.0 (aka Retour en Enfer), les cinéphiles se lâchent sur les forums pour savoir si cette nouvelle aventure de John McClane sera à la hauteur des précédentes, enfin surtout de la toute première qui est, n'ayons pas peur des mots, un chef-d'oeuvre dans la catégorie films d'action.
Les questions vont bon train, chacun balance son avis. L'annonce que Die Hard 4.0 sera "non fumeur" (la MPAA a en effet décidé d'interdire aux moins de 16 ans -R- les films faisant l'apologie du tabagisme) fait craindre chez certains fans un "épisode" moins "hard" que les précédents. Le film ne sera que PG-13, contrairement aux trois premiers (R).
"Yipeekayee, motherfucker !"
Bref, y a de quoi écrire et c'était le cas le 5 mai dernier sur un forum de Ain't it Cool News, comme l'expliquent Pingoo et Ecran Total. Or l'un des chatteurs, un certain Walter B., avait l'air de bien connaître la prochaine mission du flic new-yorkais. Pressé d'expliquer d'où venait ses sources, Walter a révélé qu'il était en fait... Bruce Willis.
Preuve à l'appui en chattant avec un des internautes sur iChat. Résultat : tout le monde sur le forum était emballé et prêt à aller voir le film. Un méga coup de marketing réussi. Bruce, si tu nous lis, merci de nous envoyer quelques photos du tournage.
Récemment, c'est Halle Berry qui a déclaré adorer chatter sur internet. Elle a même expliqué que lorsqu'elle révélait son identité, tout le monde la traitait de mytho. Halle, si tu nous lis, merci de nous envoyer quelques photos tout court.
Anderton

L'envol cannois de Seinfeld l'abeille

Sur le web : J'évoquais hier le vol plané de Seinfeld à Cannes pour promouvoir Bee Movie. Et bien, CNN a diffusé les images. Quand on connaît Seinfeld, le roi du comique verbal, le voir se prêter à cet exercice de haute voltige est loin de filer le bourdon...
Lors d'une conférence de presse cannoise, Chris Rock, qui fait une des voix du film, a déclaré que Bee Movie n'était pas issu d'un brainstorming chez DreamWorks mais sortait tout droit de l'esprit de Seinfeld. Ce dernier a expliqué qu'il en a exposé l'idée lors d'un dîner chez Spielberg. Le film sera donc du pur humour Seinfeld.
Humour dont les journalistes à la conférence n'ont pas manqué puisque l'un d'entre eux a demandé si "to bee or not to bee" était au coeur du film tandis qu'un autre a voulu savoir si après Bee Movie, il y aurait "un Cee et un Dee Movie". C'est tout Seinfeld, ça : tout le monde se marre déjà avant d'avoir vu quoi que ce soit.
En tout cas, chez DreamWorks, on doit boire du p'tit miel parce que l'acteur a fait mouche et créé le buzz (ho, le triple axel de jeux de mots).
Anderton

17 mai 2007

Cannes sur le net

Cannes, c'est parti ! CinéBlogywood a mis en oeuvre d'énormes moyens pour couvrir le festival : Johnson & Johnson sont sur place et ils devraient être rejoints par Marcel Martial.
Probabilité de recevoir des infos et photos exclusives : euh... faut voir. Entre les fêtes, les projos et du boulot (faut bien qu'ils vivent), je ne suis pas sûr qu'ils aient le temps de penser à not' beau blog. Allez, on y croit quand même, hein, les gars ?
Croisette numérique
Sinon, vous pouvez toujours glaner infos et vidéos exclusives sur le net : il y a bien sûr le site officiel du festival ; les sites faits pour les professionnels de la profession (Variety) ; ceux faits pour le grand public (TF1 et Canal+). Les nostalgiques peuvent aussi se rabattre sur celui de l'INA ou sur le diaporama de Premiere USA.
De plus en plus, les rédactions font leur blog : grâce à celui de Première, on apprend que pour promouvoir Bee Movie, un film d'animation DreamWorks, Jerry Seinfeld déguisé en grosse Maya a rejoint la plage en glissant le long d'un câble relié à son hôtel. Le blog de TF1 nous montre des petites vidéos de coulisses, comme l'arrivée du casting de Zodiac. On vous a d'ailleurs déjà proposé d'en découvrir une featurette.
Bref, comme tout bon cinéphile qui se respecte, on va suivre le programme, vibrer devant telle montée de marches, s'emporter devant tel propos, s'impatienter de voir tel film.
Anderton

16 mai 2007

Les pires films de tous les temps : la compil

Sur le web : A force de regarder des films, on croit avoir tout vu. Surtout pour ceux de ma génération qui ont connu le passage à vide d'Hollywood dans les années 80 (les majors étaient alors concurrencés par des petits indépendants agressifs, comme Golan Globus) et l'essor des vidéos clubs.
Deux conditions, associées à la multiplication des chaînes de télé privées aux States puis dans le monde, qui ont favorisé les productions cheap de films d'action ratés, de films d'horreur bidons ou de comédies ringardes. Et j'inclus dedans les films de Chuck Norris.
On croit avoir tout vu donc. Et pourtant, voici deux sélections des pires films jamais produits. A mater en entier, ces films (Troll 2, Enter The Ninja, Shark Attack 3...) doivent être un calvaire. Mais sous forme d'extraits, comme ici, c'est un bonheur. C'en est tellement hénaurme que l'on imagine qu'il s'agit de pastiches genre Cheeseburger Film Sandwich de John Landis. Mais non. Tout est vrai ! Voici la première sélection et la deuxième. Enjoy !
Anderton

15 mai 2007

Spielberg et Jackson s'associent pour la trilogie Tintin

En prod : On vous l'avait annoncé en mars, le projet Tintin est à nouveau sur les rails chez DreamWorks. Et il est bien parti : Steven Spielberg et Peter Jackson ont annoncé qu'ils s'associaient pour réaliser trois films sur le célèbre reporter à la houppe.
"Nous voulons que les aventures de Tintin aient le réalisme d'un film d'action réel", a déclaré Steven Spielberg. "Et pourtant, Peter et moi avons estimé que les tourner dans un format traditionnel d'action réelle n'honorerait simplement pas le graphisme particulier des personnages et de l'univers créé par Hergé", a-t-il poursuivi.

En clair, la trilogie tintinienne sera tournée selon le procédé mis au point par Weta Digital pour donner vie au personnage de Gollum dans Le Seigneur des Anneaux puis à King Kong dans le film du même nom. Comme Andy Serkis dans ces deux cas, des acteurs interpréteront les héros d'Hergé, avant que des animateurs leur donnent un look définitif.
"Des vrais gens à la Hergé"
Peter Jackson a pour sa part précisé que ses équipes "testaient calmement" depuis un an des "reproductions vivantes" de Tintin, Haddock et Tournesol générées par ordinateur. Le cinéaste néo-zélandais assure que le style d'Hergé est respecté à la lettre même si l'apparence des personnages est réaliste, jusque dans leurs cheveux ou les fibres de leurs costumes. "Ils ressemblent exactement à des vrais gens, mais des vrais gens à la Hergé", a-t-il affirmé. L'effet est saisissant, ajoute Spielberg, au point que les personnages expriment des émotions qui va "très au delà de tout ce que nous avons pu voir avec des personnages animés par ordinateur".
Le casting n'a pas encore été défini, pas plus que les premiers titres qui seront adaptés. Une chose est certaine : les aventures se dérouleront à la même époque que dans les albums. Principalement dans les années 40-50 donc. La trilogie sera tournée en numérique et en relief. Spielberg réalisera un film, Jackson un autre. Aucun nom n'a été avancé pour le troisième.
Voilà qui clarifie l'avenir de Peter Jackson, "viré" de l'adaptation de Bilbo Le Hobbit par New Line et qui était un temps annoncé pour adapter le jeu vidéo Halo au cinéma.
Anderton

14 mai 2007

La dernière de Premiere

Il y en a peut-être parmi vous (certainement Black Mamba) qui regrettent la lente dégradation du magazine Première. Il m'est arrivé occasionnellement d'acheter tel ou tel numéro mais je dois dire que j'ai toujours préféré la version américaine.
Pas par snobisme mais parce que je la trouvais mieux foutue : plus complète, plus irrévérencieuse, plus drôle, plus pointue dans les analyses, plus hollywoodienne forcément (avec le reproche de l'américano-centrisme). D'une manière générale, la rédac US prenait plus de risques tout en affichant sa cinéphilie.
Je me souviens d'un dossier sur les dix films les plus surcotés du 7e art. Et ça commençait par 2001 : L'Odyssée de l'Espace. Un journaliste descendait le film de Kubrick tandis qu'un de ses collègues faisait valoir son droit de réponse. C'était gonflé, sympa et ça engageait un débat sur des oeuvres considérées - à tort ou à raison - comme incontournables.
Daube "pipole"
Après en avoir eu marre de débourser près de 7 euros chaque mois dans les kiosques français, je me suis abonné un an. Puis j'ai renouvelé mon abonnement en début d'année. Et deux mois plus tard, j'ai appris que Premiere USA mettait la clé sous la porte ! Confirmation il y a quelques jours avec ce message reçu par courrier.
J'étais vert ! Vert d'avoir perdu une de mes revues préférées, vert d'avoir claqué 30 euros dans la nature et vert de vert de découvrir que pour remplacer mon abonnement, on m'enverrait désormais... Us Weekly ! Une daube "pipole", équivalent ricain de Voici. Ou pire. C'est dire...
Premiere USA reste dispo sur internet mais je n'y suis pas retourné depuis l'avis de décès. Une sale histoire révélatrice de l'avenir de la presse. En même temps, même s'il n'y a rien de mieux qu'internet pour obtenir des infos de dernière minute, c'est quand même sympa de feuilleter un magazine qui propose des dossiers et photos qui seraient trop pénibles à regarder sur la toile.
Petite consolation : le tout dernier numéro de Premiere USA (avril 2007) affichait en couverture... Will Ferrell.
Anderton
Pour le plaisir des yeux, voici les couvertures de Premiere USA de 1987 à fin 2006.

13 mai 2007

George Lucas : Spider-Man 3 est "un film idiot"

Sur le web - En salles : Spider-Man 3 est loin de faire l'unanimité. De nombreux critiques et spectateurs ont exprimé leur déception. George Lucas est allé plus loin : S-M3 est un "film idiot", a-t-il déclaré à un journaliste de Fox News.
"Il n'y a juste pas grand-chose là dedans", a-t-il poursuivi, évoquant l'absence d'histoire. "Les gens pensaient que Star Wars, c'était idiot aussi", a-t-il ajouté dans un clin d'oeil. "Mais ça ne l'était pas". Difficile de savoir donc si George n'a pas aimé la 3e aventure de Spidey... ou s'il n'a pas digéré que Sam Raimi ne soit pas passé par ILM pour réaliser les effets spéciaux.
Indy rien
Sinon, Lucas a donné des nouvelles de ses projets en cours. Concernant Indiana Jones 4, il s'est borné à dire que Sean Connery n'avait pas encore accepté de rejoindre Harrison Ford, Cate Blanchett et Shia LaBoeuf. Pas un mot de plus. "Steven [Spielberg] pense que nous pouvons garder tout le projet secret. Je lui ai expliqué que de nos jours, c'est impossible. On ne peut pas vivre comme ça". Pour autant, Lucas a refusé d'en dire davantage.
Concernant Star Wars, une série de dessins animés pour la TV est en cours d'élaboration : Clone Wars mettra en scène des personnages déjà vus dans les films. Il semblerait que cette série soit différente de celle déjà diffusée sur Cartoon Networks.
Deux nouveaux Star Wars
Autre annonce : Lucas prévoit de tourner deux téléfilms d'une heure chacun basés sur l'univers de La Guerre des Etoiles. Parmi les protagonistes, aucun membre de la famille Skywalker, a-t-il précisé : "Il y aura d'autres personnes de ce milieu [en français dans le texte]". Le barbu participera aussi à un pastiche de sa double trilogie.
Sinon, Georgie s'apprête à célébrer le 30e anniversaire de son opéra spatial. Trente ans... Je me revois déjà, alors tout jeune et innocent, découvrir au cinéma les aventures de Luke Skywalker. Et aujourd'hui, mes enfants, qui ont le même âge que moi en 1977, s'enflamment tout autant devant les mêmes combats de sabre lasers et les découvertes de mondes étranges. Pas de cynisme ou de ricanements sur l'invention de films pour nerds. On est pas obligé de tout aimer dans Star Wars mais force est de reconnaître que cette oeuvre, et notamment le premier épisode (devenu l'épisode 4), a bouleversé l'industrie du cinéma.
Anderton

12 mai 2007

Oliver Stone en guerre contre la guerre

Sur le web : "Garder des soldats américains en Irak pendant une période indéfinie, c'est mal, immoral et irresponsable".
L'auteur de ces propos s'appelle John Bruhns, sergent dans l'infanterie américaine. Il dénonce la présence militaire de son pays en Irak devant la caméra d'Oliver Stone. Le cinéaste a réalisé ce spot tout en sobriété pour le compte de Moveon.org, une organisation qui milite notamment pour le retour des boys au pays. Il s'en explique dans une interview vidéo.
Stone est connu pour sa dénonciation de la guerre et de ses horreurs. Il est lui-même un vétéran du Vietnam, un conflit qui l'a marqué à vie et qui impreigne son oeuvre, directement (Platoon, Né Un 4 Juillet, Entre Ciel et Terre) ou indirectement (JFK, Nixon), jusqu'à Alexandre et World Trade Center.
Anderton

11 mai 2007

Harry Potter : les seins d'Hermione boostés à l'IMAX

Sur le web : Depuis un p'tit bout de temps, les Américains et les Britanniques ont la possibilité de voir un même film dans différentes conditions de projection. En salles classiques, en salles classiques avec relief, en salles IMAX (type Géode) et même en salles IMAX avec 3-D !
Spider-Man 3 vient d'ailleurs de battre le record d'entrées dans les circuits IMAX. En France, La Géode vient tout juste de proposer des films en relief mais il s'agit uniquement de documentaires.
Bref, les studios font la promo de leurs films pour chaque type de salles. C'est le cas de la Warner avec Harry Potter et l'Ordre du Phénix. Or, en regardant bien les deux affiches, Pingoo Park a remarqué que la poitrine d'Hermione (Emma Watson) était plus imposante sur l'affiche IMAX ! Mamellus mongolfius !
Evidemment, nous avons enquêté et, vérifiez-vous mêmes, les seins sont plus imposants sur l'affiche IMAX que sur l'affiche classique. En revanche, on ne voit pas si la taille de la baguette d'Harry est affectée...
Anderton
PS : Pingoo révèle également une retouche mammaire sur la plastique de Keira Knightley sur l'affiche de King Arthur. Keira Knightley dont on dit, tel Galilée autrefois : "Elle est plate et pourtant, elle tourne".

10 mai 2007

Ronin ! Ben, si...

En prod : Vous avez adoré 300 mais vous auriez préféré que Léonidas soit japonais, que Sparte ressemble à New York et que Xerxès soit moins efféminé ?
Vos vœux vont être exaucés puisque l’une des premières BD, pardon l’un des premiers romans graphiques de Frank Miller va être adaptée au ciné selon les mêmes procédés de réalisation que pour 300. Mettant en scène un samouraï du 13e siècle qui se réincarne en 2064 dans un New York en proie à des luttes entre monstres plus dégueux les uns que les autres, Ronin racontera l’éveil des sens de ce jeune Christ innocent et surentraîné.
Gageons qu’une fois ses illusions perdues, vraisemblablement en début de première partie du film, le jeune expert en maniement de la mâchette saura se frayer un chemin dans cette jungle urbaine : avec juste ce qu’il faut de scrupule pour ne pas s’encombrer, il va te dérouiller les malfaisants jusqu’à ce qu’ils crèvent tous…
Le projet étant confié au réalisateur de Steppin’ (Stomp The Yard en V.O., au cinoche le 16 mai) Sylvain White, je suggère de ne pas attendre plus de subtilités mais d’espérer que les équipes de production, à l’origine du spectacle 300, réitèrent leurs exploits visuels.
Premières images en 2009…
Sentenza (de retour de là-bas)

09 mai 2007

Spider-Man 3, le premier mégablockbuster

En salles : C'est le carton absolu, le record des records. Les médias américains ne savent même plus comment qualifier Spider-Man 3 tant le terme de blockbuster semble galvaudé. La preuve en 10 records :
1er record : le film a bénéficié de la plus grosse sortie de toute l'histoire du cinéma. Pour son week-end de démarrage aux States, il a été projeté dans plus de 10.000 salles au sein de 4252 cinémas.
Selon Variety, Pirates des Caraïbes 3 et Shrek 3 approcheront les 4000 cinémas mais pas davantage. De toute façon, vu la floppée de blockbusters prévus cet été, les sorties "monstres" ne seront pas généralisables ; il n'y aura pas assez de salles dispo !
2e record : S-M3 a réalisé le meilleur démarrage de tous les temps, récoltant 148 millions de dollars aux Etats-Unis, devant Pirates des Caraïbes 2 (135,6 millions de $) et Spider-Man (114,8 millions de $).
3e record : film le plus rentable en une journée (59,3 M$ le vendredi 4 mai).
4e, 5e et 6e records : meilleurs vendredi, samedi et dimanche de tous les temps (59,3, 51 et 37,7 M$), selon Allociné.
7e record : film le plus rapide à atteindre la barre des 100 millions de dollars (en deux jours). 8e record : meilleur lancement IMAX avec 4,8 M$, contre 3,6 M$ pour 300.
9e record : 227 M$ amassés dans 107 pays sur le week-end, soit un total mondial estimé à 375 M$, contre 303,9 M$ pour Star Wars 3. Si on ajoute le coût faramineux du film, estimé à 500 millions de dollars, on arrive au 10e record. Comme quoi, ce n'est pas le coût d'un film qui compte mais bien ce qu'il rapporte.
En France, Spidey a aussi laissé son empreinte, avec le meilleur démarrage de tous les temps et 3,582 millions d'entrées sur 850 salles. C'est pas de la toile qu'il tisse, c'est de l'or ! Tout ça mérite bien l'hommage très classieux du Mad Magazine du mois de juin. Et allez, on se mate un p'tit coup du célèbre générique du dessin animé des années soixante. "Spider-Man, Spider-Man/Friendly Neighborhood Spider-Man"... Beaucoup mieux que la version hardos d'Aerosmith.
Anderton, avec Johnson & Johnson les bons tuyaux

Que la farce soit avec vous !

Artistes : George Lucas et Mark Hamill vont à nouveau collaborer ensemble sur un même projet. Non, il ne s'agira pas de la troisième trilogie de Star Wars mais d'une parodie de la Guerre des Etoiles dans l'émission américaine Robot Chicken (Adult Swim) sur Cartoon Network.
C'est en voyant d'ailleurs quelques épisodes détournant son oeuvre, dont ce qui s'est passé après l'explosion de l'Etoile noire, la confrontation entre Dark Vador et Luke Skywalker ou la transformation en jedi de George W. Bush, que Lucas a décidé de participer lui-même à cette entreprise de sape poilante. Et il a ramené son pote Mark.
Pour info, Robot Chicken a été co-inventé par Seth Green, acteur américain abonné aux rôles d'ados, qui interprétait le fils du Dr Evil dans la trilogie Austin Powers.
Un spécial Robot Chicken : Star Wars sera ainsi diffusé le 17 juin sur Cartoon Network aux Etats-Unis. En voici la bande-annonce. Enjoy !
Anderton

08 mai 2007

Chez Spider-Man, y a pas d'immonde au balcon

Sur le web : Grâce à Leonel, un jeune Corse parti faire un stage au Canada (pace & salute, cheum!), on a la confirmation que le costume noir de Spider-Man, c'est juste en attendant que le rouge et bleu sèche.
Il a beau tisser partout, y compris dans sa chambre, il est très propre le Peter Parker.
Sinon, sur la même corde à linge, à gauche, vue la taille, j'ai l'impression que c'est le caleçon de Hulk qui pendouille. De là à en tirer des conclusions scabreuses...
Anderton

La Faille : le code vénal !

En salles : "J’ai tué ma femme, prouvez-le !" Six mots pour un pitch et hop, en voiture Gregory, c’est parti pour 1h51.
Fallait oser lancer le film sur un homme (Anthony Hopkins) qui tue sa femme de sang-froid au bout de 5 minutes, et qui va ensuite démonter tous les mécanismes d’un système US où tout est permis pour sa défense pour peu que l’on ait un peu potassé le code pénal. Ils sont forts, ces Américains.
Là-dessus, le jeune avocat (Ryan Gosling) qui a tout gagné, en partance pour une entreprise privée où il va s’en mettre plein les fouilles, vient juste pour lire le procès-verbal et se retrouve dans une histoire bien plus compliqué que son pitch à 6 mots.
Columbo 2008
Anthony Hopkins et Ryan Gosling, l’eau contre le feu, le vieux sage contre le jeune fougueux, le viagra contre le naturel. Sur un canevas déjà vu, Gregory Hoblit (le frère de Bilbo ? arf arf arf…), grâce à une mise en scène énergique, pleine de bonnes trouvailles et qui casse les codes du genre, nous empêche de voir un épisode luxueux de Columbo, mais nous propose bien un thriller malin et terriblement efficace. Bref, La Faille est un film divertissant, intelligent et remarquablement interprété avec en plus quelques notes d’humour bien senties.
C‘est déjà pas si mal par les temps qui courent.
On pourra aussi se régaler de la superbe maison qui sert de décor principal faite à 80 % de verre : la propriété Sherman est une merveille architecturale située à Encino, dans la vallée de San Fernando (Californie)… A vos recherches sur le net : prêts ? Surfez !!!
Mon conseil : Allez-y et faites vous votre avis !

Marcel Martial (comme la cour)
La Faille de Gregory Hoblit, avec Anthony Hopkins, Ryan Gosling, David Strathairn. Sortie : le 9 mai.

07 mai 2007

Hollywood à l'assaut de Paris

En salles - En prod - Sur le web : Comme dans toute industrie, quand un film marche à Hollywood, il génère un filon : on s'en inspire, on le copie, on le pille. Quelques exemples parmi un millier : Rambo, Traqué, The Shooter...
Si cela arrive avant même la sortie du film, on parle alors d'espionnage industriel. Disney et Dreamworks sont les champions à ce petit jeu : Fourmiz/1001 Pattes, Madagascar/The Wild... Mais je crois aussi que, comme dans le milieu de la mode, les studios d'Hollywood se réunissent pour définir les thématiques de la saison. Ce qui expliquerait que les Mayas ont été très à la mode : on les a vus dans trois films récents et aussi différents que The Fountain, Apocalypto et Les Tortues Ninjas (*)
Bref, après le Mexique précolombien, Hollywood a décidé de miser sur... Paris ! Succès du Da Vinci Code oblige ? Ratatouille va nous emmener dans les cuisines de nos plus grands restaurants et Rush Hour 3 dans les coulisses de nos plus prestigieux monuments. Dans les deux bandes-annonces, il est d'ailleurs beaucoup question d'égoûts. Mais d'égoûts et des couleurs, on ne discute point. On pourrait rajouter à cette liste de productions shot in France Les Vacances de Mr Bean.
Frenchies à moustaches
Avant de crier cocorico, attendez de voir comment nos amis anglo-saxons croquent notre beau pays et son peuple si particulier. Premier constat : le Frenchie est toujours aussi méprisant, condescendant, irritable, hautain, malpoli et/ou obséquieux. Deuxième constat : il porte moustaches, qu'il soit chef cuistot, flic (Roman Polanski dans Rush Hour 3) ou serveur (Jean Rochefort dans Mr Bean). Exception : le chauffeur de taxi (Yvan Attal/RH3).
Troisième constat : la French Girl (Emma de Caunes, Noémie Lenoir) est jolie, un peu con mais toujours prête à se foutre à poil (bon, chuis pas sûr pour Ratatouille). Quatrième constat : pas de film sans une vue de la Tour Eiffel (RH3 va plus loin en y transportant les héros pour une baston). Cinquième constat : le Français pour les Ricains, c'est du chinois (d'où borborygmes à base de "ouioui, çava, voulez"). Et quand un Chinois parle français, Chris Tucker le gifle avant de lui dire : "T'es Asiatique ! Arrête de t'humiler !".
Allez, ne boudons pas la joie d'accueillir des productions américaines en France. Elles contribuent à propager une image Améliepoulinesque appréciée des touristes tout en permettant à nos techniciens du cinoche de se confronter aux méthodes américaines. Et puis question, préjugés, on est pas mauvais non plus dans le genre quand on envoie nos gendarmes visiter New York...
Anderton
(*) dont le final, soit dit en passant, met en scène un immeuble sur lequel tombe un rayon laser en provenance de l'espace, fendant des cieux nuageux et ouvrant la porte d'une autre dimension pleine de monstres. Sans vouloir jouer les vieux cons, ça rappelle furieusement le final de Ghostbusters.

06 mai 2007

Ségo-Sarko : Lucky-Unlucky


En salles : Depuis plusieurs jours, je tombe sur l'affiche de Lucky You de Curtis Hanson, qui sort le 8 mai. Et ça me fait penser à un autre couple très médiatisé en ce moment, qui joue une sacrée partie, où il est question de bluff et parfois de poker menteur, mais dont le vainqueur sera connu deux jours plus tôt.
D'où l'idée de ce pastiche pas aussi bien foutu que je l'aurai voulu mais bon, chuis pas graphisse, hein !
Anderton

05 mai 2007

Les 4 Fantastiques 2 : la 2e bande-annonce

Sur le web : Alors que Spidey monopolise les écrans, quatre autres super-héros s'apprêtent à débouler sur nos écrans cet été : l'Homme élastique, la Femme invisible, la Torche humaine et la Chose. Voici donc la deuxième bande-annonce de Fantastic Four Rise of the Silver Surfer.
Il se pourrait que, comme pour Spider-Man, l'épisode 2 soit plus réussi que l'original. Pour info, nous vous avions déjà présenté la première bande-annonce. Et en bonus, le générique du dessin animé de 1967. Enjoy !
Anderton

04 mai 2007

Spider-Man 3 : la toile qui ne colle pas

En salles - Sur le web : Spider-Man 3 a beau cartonner au box-office (lire tout en bas), la critique américaine affiche sa déception, voire son incompréhension, comme l'illustre ce titre de Slate. Le site américain trouve "ennuyeux" le "nouveau côté sombre" d'un super-héros qui a longtemps été l'incarnation du mec en costume gentil et sympa (et vice versa). Une image que Marvel fait voler en éclat dans les dernières BD sorties aux USA (voir le diaporama de Slate).
Tout en reconnaissant certaines qualités au film, Slate regrette l'orgie de vilains (quatre en comptant le Black Spidey), d'intrigues, de seconds rôles et de séquences quasi hors sujet que met en scène ce 3e opus. Et d'affirmer que Spider-Man 2 est une des rares suites supérieures à l'original... et donc au numéro 3.
Les critiques anglo-saxonnes vont toutes à peu près dans le même sens : le film est trop long, trop bordélique et vire trop dans le mélo malgré des scènes d'action spectaculaires. Vous pouvez vous en faire une idée sur Rotten Tomatoes qui, après avoir compilé ces critiques, donne au film une note de 5,6 sur 10.
Sans me la raconter, je vous avais dit tout ça mardi dernier. Mais je vous incite quand même à aller voir Spider-Man 3 : le spectacle n'est pas tout à fait réussi mais il est loin d'être râté et globalement, vous passerez de bons moments.
Anderton
Avec 800.000 entrées cumulées lors de son premier jour d'exploitation en France, Spider-Man 3 réalise le meilleur démarrage de tous les temps devant Taxi 2. Les chiffres américains tomberont ce week-end.

03 mai 2007

Zodiac : le making of

En salles : David Fincher, serial killer, Cannes... Le cocktail est tentant, non ? Zodiac, le prochain film du réalisateur de Seven, sera présenté en compét au Festival de Cannes.
Le film s'intéresse à la traque du tueur du zodiaque (Zodiac killer), qui a sévi dans la région de San Francisco dans les années soixante. Un malade qui a trucidé une trentaine de personnes toute en narguant la police et les médias avec ses messages codés. En voici la bande-annonce.
Pour ceux qui veulent en savoir plus, voici la featurette (un p'tit making of, quoi) en trois formats : Windows Media, Real Player et Quicktime. Plus la version Windows Media Haute définition. Enjoy !
Anderton


01 mai 2007

Spider-Man 3 : Venom, Spidey, nerdy

En salles : J'ai donc vu Spider-Man 3. Ce matin. Je vous livre donc mes impressions à chaud, sans recul. Promis, pas de spoilers.
Globalement, le film est plutôt réussi (là, vous vous dites : "Oh là, ça part mal"). On y retrouve des personnages toujours aussi attachants et des scènes d'action spectaculaires. Les acteurs font du bon boulot mais je les ai senti un peu moins inspirés qu'auparavant. Ils font un peu blasés. Par ailleurs, les transformations psychologiques de Peter Parker manquent de finesse : je deviens méchant donc je me laisse pousser une mêche vaguement gothique et je m'habille en noir.
Nerd sur la ville
Parmi les nouveaux venus, Bryce Dallas Howard est convaincante en Gwen Stacy et Grace Topher, découvert dans la série culte That's The 70's Show, soutient la comparaison en concurrent de Peter Parker. A ce propos, je ne sais plus quelle mauvaise langue avait déclaré il y a quelques années que les nouvelles stars d'Hollywood n'étaient plus glamour mais nerd. Et de citer pour exemples Tobey Maguire et Grace Topher, dont les physiques évoquent davantage des lycéens boutonneux fans de Star Trek que des nouveaux Harrison Ford ou Kirk Douglas. Et ce n'est pas faux.
Les voici donc réunis à l'écran. Et ils nous livrent une prestation de nerds qui ferait presque passer Napoleon Dynamite pour Fonzy ! Bon, j'exagère un peu. Et puis, je rappelle que Peter Parker, dans la BD d'origine, est un méga nerd. C'est d'ailleurs ce qui explique son succès. Si ce binoclard fort en sciences peut foutre une raclée à Doc Octopus, moi aussi, je peux tenir tête à ma concierge qui gueule quand mes copains de jeux de rôles montent dans mon appart habillés en trolls.
Mélo de rose
L'humour est présent (c'était déjà la bonne surprise du 2e épisode) mais le mélo prend le dessus. La relation "Je t'aime moi non plus" de Peter et M.J. tend à prendre beaucoup de place. Trop à mon goût. Et je ne parle pas de la bande de types un rang derrière moi, qui soupiraient à chaque fois que les yeux des personnages se gonflaient d'une grosse larme. Je pense d'ailleurs que ces scènes de couple à la dérive étirent le film, qui semble du coup un peu long.
Là encore, le mélo fait partie intégrante de l'univers Marvel. Ses super-héros sont avant tout des êtres humains qui, une fois le costume tombé, sont confrontés à la "vraie vie", avec ses emmerdes et ses déceptions. Mais bon, autant Spider-Man 2 avait bien mis en avant cet aspect là ; autant le numéro 3 en rajoute un peu trop.
Méga fights et maladresses
Côté réalisation, le film reste en deça de l'opus précédent dans lequel Sam Raimi, un peu coincé par l'enjeu dans le premier film, s'était lâché, retrouvant de son mordant. Rappellez-vous la scène où des chirurgiens (dont John Landis sous un des masques) tentent de sectionner les tentacules de ce bon vieux Doc Ock... un petit chef d'oeuvre de mise en scène nerveuse. A la Sam Raimi, quoi.
Ici, il y a quelques bonnes trouvailles et, je l'ai écrit plus haut, des bagarres impressionnantes qui scotchent les spectateurs à leur fauteuil. Il y a aussi des maladresses et des moments un peu too much, genre plans de foule acclamant le Tisseur de toiles ou montrant ce dernier devant un drapeau américain. Je n'ai rien contre mais dans le montage du film, ça tombait à côté et faisait ricaner mes voisins de derrière.
Pour le coup, c'est moi qui m'étale en longueur. Sans être aussi bon que le 2, Spider-Man 3 vous fera passer de très bons moments, malgré quelques baisses de rythme. Le film mérite évidemment d'être vu sur grand écran, avec un son qui crache.
Anderton
PS : La séance a débuté par la bande-annonce... de Spider-Man 3 ! J'adore découvrir de nouveaux trailers au cinoche mais voir un résumé du film 10 minutes avant son démarrage, ça le fait moins. Et puis, quelle est la logique ? Me donner envie d'aller le voir ? C'est ce que je suis venu faire !!

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