Dossier

vendredi 31 mai 2013

Very Bad Trip 3 : hips hips hips Hourra !


En salles : Todd Phillips est de retour avec sa meute pour ce que l’on nous annonce comme la dernière tournée du patron : Very Bad Trip 3 (The Hangover 3). L’attente était donc haute sur cet ultime film, même si on a plaisir à penser que Very bad Trip pourrait être la première trilogie avec quatre films.


Tu t’es vu quand t’as sniffu ?

On ne le répète jamais assez mais l’humour, c’est quand c’est drôle. Avec Very Bad Trip, on a vu ce qui se fait de mieux en terme de comédie : un scénario rythmé et malin comme un polar, des acteurs au top (Bradley Cooper, Zach Galifianakis et Ed Helms) et une mise en scène au cordeau bourrée de plans sublimes.

Avec Very Bad Trip 2, le réalisateur a tenté un pari (à moitié réussi) de refaire la même chose (unité de temps, de lieu) mais ailleurs (Bangkok). Au final, une impression de déjà bu ! Mais ça pique quand même les yeux (le transsexuel, M Chow, le singe, etc.).

Avec le troisième opus, Todd Phillips a voulu déjouer les pronostics et tordre le cou aux règles. Deux villes, pas de mariage, on sait où est Doug ; en revanche, on continue à aller loin dans le trash et on franchit allégrement la ligne blanche, voire on la renifle. Du coup, VBT 3 tient ses promesses avec son côté transgressif rare dans les comédies grand public : ici, on maltraite les animaux, on prône l‘usage de la coke, on ne respecte pas les morts et, globalement, pas grand-chose (religion, paternité, amour, débauche, etc.).

Morts de rire

Le film fait aussi la part belle aux deux acteurs les plus fous de la trilogie : Zach Galifianakis (Alan), tellement en phase avec son rôle que l’on arriverait presque à croire qu’il est comme ça et Ken Jeong (Chow), totalement en vrille dans son rôle de voyou asiatique sous cocaïne. Le film a donc une vraie histoire de polar et cette fois-ci, on a même droit à des morts. Un peu moins drôle que les deux premiers opus (en fait, moins bien équilibré dans le timing des blagues avec quelques creux au service de l’histoire entre deux éclats de rires), le film n’en est pas moins intéressant grâce a un scénario malin, malgré un ou deux raccourcis généreux. Mais moins drôle dans un Very Bad Trip, c’est toujours plus drôle que dans 90 % des "autres" comédies.

Photo : l'équipe du film lors de l'avant-première parisienne

Marcel Martial (je veux une girafe)
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